5.9.07

LES PRAIRIES


Pour le Québécois de base, le Canada c'est d'abord le Québec bien sûr, ensuite le BC (prononcez Biçi, abréviation de British Columbia Columbia, donc Colombie Britannique merci la francophonie) et enfin les prairies. Les prairies regroupent donc les provinces du Manitoba, Saskatchewan et Alberta. Ledit Québécois de base dirait: Bââh c'fait qu'lô c'est pas l'fun dans l'fond, c'té plôte lô mais c'est correk. Traduction: les prairies? il n'y a rien à faire là bas, c'est chiant à mourir mais bon, si ça peut vous faire plaisir allez-y....

Après les lacs, les sapins les ours et la pluie, il faut bien avouer que nous avions hâte de voir le panneau "Welcome to Manitoba". C'est par une matinée ensoleillée que nous arrivions dans les prairies, traçant notre route vers Winnipeg à la recherche d'un B&B ou du moins, un endroit couvert pour la nuit. Le camping, c'est sympa, mais avec parcimonie et pas plus de 8 jours de suite. Nous arrivons très vite dans le centre ville où nous descendons Osborne Steet, axe animé de la ville (à relativiser toutefois, nous sommes au milieu de nulle part quand-même...) pour nous ravitailler en café, Donnuts et autre junk food; faire un minimum de shopping (principalement des veilles plaques de voiture trouvées chez un antiquaire) et prendre un peu l'atmosphère de la ville. Toujours mieux qu'Ottawa de toutes façons, mais moins animée que Toronto, nous avons quand même passé une bonne petite soirée en terrasse à siroter des Baileys avec les d'jeunes locaux... Réveil à Winnipeg, nous en profitons pour faire une lessive à l'auberge de jeunesse. Grosse galère, le sèche linge a du mal et nous constatons, à la sortie de nos vêtements que ces derniers ont subi de sérieuses mutilations dans l'appareil. Un scandale se profile à l'horizon, t-shirts foutus, chaussettes brûlées, le taulier ne trouvera rien de mieux qu'un biffeton de 20 dollars pour que nous gardions le silence. Nous reprenons la route en direction de la Saskatchewan, l'impatience se fait sentir dans la voiture, nous n'avons pas vu un virage depuis deux jours.... Nous passons la frontière, pas de choc visuel en vue, des silos à grains tous les 500 mètres, une chaleur étouffante des champs à perte de vue, quelques fermes isolées et des ciels qui semblent bouger. On en profite cependant pour sortir des sentiers battus, s'éloigner de la Transcanadienne pour aller explorer les environs, et c'est comme ça que nous tombons à Glenfall, un parc provincial perdu au milieu d'une vallée ou coule une rivière, au bord d'un lac pour assister au coucher du soleil. Autant dire que c'est un endroit rêvé pour y passer la nuit.


Nous arrivons en Alberta deux jours plus tard. Au programme donc, des champs évidement, mais les fermes ont laissé la place aux puits de pétrole. Nous évoluons toujours dans une ambiance cow-boy des plus agréables, à prendre nos repas dans des stations service au bord de la route entourés de fermiers, truckers ou compagnons de misère Québécois faisant eux aussi la grande traversée dans des conditions plus ou moins similaires aux nôtres, mais bien souvent en mode "express" pour rejoindre l'île de Vancouver.



Arrivée à Calgary le lendemain. LA ville des cow-boys et du Stampede. Le Stampede mais qu'est-ce que c'est?? Tout simplement le plus important rodéo en plein air au monde. Calgary célèbre le patrimoine de l'Ouest chaque année pendant dix jours au début du mois de juillet: ligotage de veau et musique country : c'est comme ça que çq se passe. Malheureusement les festivités sont terminées à notre arrivée (c'était ça ou Boston ...) mais les vrais cow-boys eux, sont encore là. Nous reprenons la route après un bon T-bone steak de 12 kilos chacun et, apercevons au loin les rocheuses. De nouvelles aventures nous attendent.

Aucun commentaire: